Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:38

Dimanche 14 septembre 2008


Evaluation du dossier présenté par Total par :

 

Henri Pépin Professeur émérite Institut national de la recherche scientifique Université du Québec Montréal, Canada

Note

 

Ce rapport se limite une évaluation du dossier scientifique et technique fourni par Total. Il ne parle pas du cadre plus vaste de la lutte contre le réchauffement climatique et des priorités à court et long terme. Il ne discute pas l’intérêt et/ou les limites du stockage géologique.

Plan

  • Cadre de l’expérience
  • Documents disponibles
  • Risques reliés au transport et à l’injection
  • Risques reliés à la réponse du réservoir
  • Risques reliés au comportement du puits
  • Risques pour les aquifères
  • Risques sismiques
  • Risques pour l ’écosystème humain et économique
  • Surveillance
  • Éléments absents du dossier
  • Remarques et conclusion

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:39

Dimanche 14 septembre 2008


Schema.bmp

 

 

Projet pilote visant à tester une nouvelle technologie, à acquérir des connaissances scientifiques et à définir des normes

 

Production de gaz et captage de CO2 par oxycombustion à Lacq

 

Transport par « pipeline » de Lacq à Rousse

 

Compression et injection de CO2 dans le réservoir de Rousse1 pour une période de deux années (120 000 t pour une capacité de réservoir 4 fois plus grande).

 

Scénarios après les deux années d’injection :

  • arrêt de l’injection
  • poursuite de l’injection

Après injection phase de surveillance de 3 années avec une campagne de mesures par an

 

En cas de nécessité le gaz injecté pourra être rejeté dans l’atmosphère

 

En 2014 ou 2017 Total se désengage. Ensuite, pour une durée illimitée, il s’agit du stockage d’un déchet qui va fuir inévitablement dans le temps. Aucun cadre n'est encore bien défini.

 

 

 


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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:40

Dimanche 14 septembre 2008

  • Lettre du MEDAD précisant le cadre réglementaire
  • Dossier administratif présenté par Total
  • Expertise du BRGM (limitée à une fraction du projet)
  • Abondante littérature sur un sujet en pleine croissance en terme de publications

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:41

Dimanche 14 septembre 2008


Durant le transport et l’injection il peut y avoir des fuites accidentelles importantes :bris de canalisation, éruption du puits, …. Ces risques ont été étudiés par Total qui conclut à des effets pouvant être nocifs pour les humains sur une distance, ne dépassant pas 30 m pour le CO2, et ne dépassant pas 120 m pour le gaz brut natif.

 

Ces conclusions doivent être validées par une étude indépendante.

 

Il manque une étude des effets des fuites accidentelles sur l’environnement (cultures, flore...)

 

Il manque un plan spécifique de mesures de protection des humains et de l’environnement au voisinage de la canalisation et du puits.

 

Il manque un plan d’intervention quantifié en termes de moyens et de temps de réponse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:42

Dimanche 14 septembre 2008


C’est un sujet qui est du domaine de la recherche. Il revêt une importance considérable pour le long terme. Pour évaluer la réponse du réservoir et anticiper les risques et les fuites associées, on a recours à des modèles numériques.

 

Les prédictions de ces modèles sont tributaires des données initiales (mesures, hypothèses…) et de la justesse des phénomènes (physiques, chimiques, mécaniques) pris en compte. Ces modèles doivent aussi être calibrés à partir de mesures directes prises sur une longue période de temps. Dans le dossier, les modélisations effectuées par Total font une large place aux hypothèses (par exemple quant à la présence d’eau), apparaissent trop approximatives dans leurs prédictions et inadéquates pour le long terme.

 

Il convient tout d’abord de connaître les données effectives dont dispose Total sur le réservoir.

Les phénomènes pris en compte doivent être les plus complets possibles (tenir compte de, entre autres choses, l’état supercritique du CO2, la présence d’oxygène à hauteur de 4% , l’écart entre la température d’injection et celle du réservoir..).

 

Les modélisations devraient faire varier les paramètres sur une large gamme pour définir des seuils critiques.

Il manque une imagerie, répétée, de l’extension du panache de CO2 dans le réservoir suite à l’injection. Ceci est important pour valider les modèles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:43

Dimanche 14 septembre 2008

 

C’est un sujet qui est aussi du domaine de la recherche. Le puits est un des éléments les plus vulnérables du dispositif. Mais c’est aussi un élément qui peut être bien instrumenté et modélisé. Total a prévu de mettre en place un certain nombre d’instru- ments de mesure de surveillance.

 

L’enjeu est la dégradation à long terme du cuvelage et de la cimentation du puits sous l’effet de la corrosion induite par le CO2. Ceci peut ouvrir la voie à une remontée de CO2.

 

Il semble naturel de ne pas se contenter de surveillance, mais de modéliser le comportement du puits à long terme et de comparer les mesures aux modélisations. Ceci permet de bâtir un outil de prévision du comportement d’un élément très vulnérable du dispositif et d’intervenir en avance pour corriger les inévitables dégradations.

 

Il faut savoir qui s’occupera de la surveillance à long terme du puits et quels seront les moyens mis en œuvre.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:44

Dimanche 14 septembre 2008

 

Le puits ne traverse pas d’aquifère exploité. Il y a plusieurs nappes d’aquifères, non exploitées, en profondeur. Leur eau est saumâtre. La nappe particulièrement intéressante est la formation de Lasseube (-2000 m) connectée à un vaste ensemble continu qui affleure au nord du Béarn. La contamination des aquifères suppose, tout particulièrement, une dégradation sérieuse du puits, ce qui peut arriver à long terme. Total ne prévoit pas de mesure directe de la contamination des aquifères.

 

Des mesures directes sur les aquifères devraient être faites périodiquement afin de déterminer leur contamination. Cette contamination peut constituer une alerte avancée des fuites de CO2

 

La modélisation du puits devrait permettre de prévoir sa dégradation et ainsi d’anticiper les risques de contamination des aquifères par le puits.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:45

Dimanche 14 septembre 2008

 

Dans l’évaluation des risques Total considère qu’il s’agit d’une zone à sismicité faible.

 

Ceci est basé sur le contexte historique et sur la distance de qqs km qui sépare Rousse 1 de la zone des failles nord-pyrénéennes. Un spectre sismique de référence cohérent avec cette approche a été utilisé. Les conclusions sont qu’il n’y a pas de risque significatif au niveau du puits et que les zones profondes sont insensibles aux effets d’un séisme.

 

Au nom du principe de précaution et du caractère de zone d’enfouissement à durée illimitée de Rousse 1, il convient de faire des modélisations du comportement du puits et des zones profondes dans des conditions sismiques agressives.

 

Il convient d’utiliser une large gamme de spectres sismiques de référence avec un épicentre sur Rousse1. Ceci permettra de définir un ou plusieurs seuils critiques de référence.

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:46

Dimanche 14 septembre 2008

 

Alors que l’acceptabilité sociale est une des composantes essentielles des projets pilotes de captage et stockage de CO2, Total a négligé et sous-estimé l’impact humain de ce projet, prenant place en zone habitée, et ignoré l’impact sur le tissu économique local (viticulture, tourisme).

 

Les risques pour les riverains sont reliés aux possibilités réelles de fuites à court et long terme ainsi qu’à la perte de valeur des biens due au voisinage immédiat d’un site de stockage de déchet à risque.

 

Les risques économiques sont reliés à la dégradation de l’image de la région. La viticulture et le tourisme sont particulièrement vulnérables.

 

Un projet de ce type, qui est une expérience scientifique impliquant un écosystème humain et économique, ne peut se faire qu’après une évaluation approfondie des risques humains et économiques et l’accord des personnes concernées.

 

L’approche la plus appropriée est le partenariat avec les personnes concernées.

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:47

Dimanche 14 septembre 2008

 

Le cadre juridique à long terme devrait être précisé. C’est un souci naturel des personnes directement concernées. Si le législateur veut vraiment protéger ces personnes, le code de l’environnement semble le cadre le plus approprié.

 

Le régime d’indemnisation avec Total et après Total devrait être précisé. Les régimes d’assurance des exploitants et/ou gestionnaires du site doivent être connus.

 

Le cadre financier du projet devrait être précisé : l’origine et le montant des ressources, l’affectation des dépenses.

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 10:48

Dimanche 14 septembre 2008

 

Il est surprenant que le MEDAD ait prévu un cadre réglementaire sur mesure, ignorant le long terme, avant qu’une démarche de partenariat ait permis de dégager un accord des personnes impliquées. C’est une initiative qui va à l’encontre de la recherche de l’acceptabilité sociale. - Le dossier présenté par Total est incomplet et minimise les risques pour les personnes.

 

L’enjeu majeur du stockage géologique est le comportement à long terme de tous les éléments du dispositif. Il s’agit d’un enjeu scientifique crucial qui va décider de l’intérêt même de la technologie. Il s’agit aussi d’un enjeu crucial pour les personnes humaines directement concernées par le stockage et pour les générations futures : Quel héritage laisse-t-on ? Or ce comportement à long terme est le moins bien pris en compte des points de vue scientifique, sécurité et juridique. -

 

La contre-expertise du BRGM soulève un certain nombre de critiques scientifiques et techniques justifiées mais apparaît accommodante dans ses conclusions. - Du point de vue scientifique, l’aspect stockage du projet semble marginalement ntéressant parce que la quantité de gaz qu’il est prévu d’injecter est réduite et que les outils de calibration des modèles numériques sont insuffisants.

 

Il n’apparaît pas judicieux de la part du MEDAD de confier à la seule entreprise privée la maîtrise d’œuvre d’un projet de ce type dont l’enjeu est d’intérêt général et qui vise un horizon qui se situe au-delà de la durée de vie de l’entreprise. Il semble naturel que le ou les organismes qui ont une vocation à long terme de surveillance et de maîtrise des risques contribuent à l’encadrement de tels projets.

 

Le dossier présenté par Total n’est pas recevable en l’état. Il doit être revu et corrigé substantiellement pour tenir compte des critiques formulées. Le long terme doit être intégré dans la présentation du dossier. Une avenue, est la mise en place au départ d’un partenariat public-privé-riverains qui offre un encadrement acceptable.

 

L’accord des personnes directement concernées par le projet revu doit être obtenu.

 

 

 

 

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 11:28

Dimanche 14 septembre 2008

 

La surveillance proposée comprend :

(i) un contrôle des mouvements des roches dans le réservoir,la couverture, les failles , (ii) un contrôle du puits, (iii) un contrôle de l’injection, (iv) un contrôle des fuites en surface.

 

Le contrôle des aquifères n’est pas prévu.

 

Les trois premiers systèmes de contrôle semblent standards et adaptés.

 

Le dernier inquiète.

 

Le contrôle des fuites en surface est basé sur des analyses d’échantillons des gaz émis sur 30 points. Les mesures sont faites 2 fois par an pendant les deux premières années et une fois par an pendant les 3 années suivantes.

 

La surveillance à long terme n’est pas envisagée.

 

La surveillance des fuites en surface devrait se faire plus fréquemment. Une surveillance aérienne serait plus efficace et plus globale. La surveillance en surface devrait être complétée par une surveillance à grande profondeur qui sert d’alerte en plus de la surveillance des aquifères. Une évaluation de l’impact des fuites éventuelles sur l’environnement (cultures, flore,faune) devrait être faite pour différents flux de fuite afin de déterminer les flux critiques. Un plan crédible de surveillance à long terme devrait être présenté avec des outils adaptés et des responsabilités clairement définies. Par Coteaux de Jurançon Environnement.

 

 

 

 

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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 10:34

Jeudi 2 octobre 2008

 

Captage et stokage de CO2 Brèves Enfouissement des déchets de gaz carbonique dimanche 21 septembre 2008 par D.DELESTRE

 

Enfouissement des déchets de gaz carbonique

 

Nouvelle lubie des experts en développement durable, l’enfouissement des déchets de gaz carbonique (CSC), rencontre une hostilité grandissante.

 

1°) Enjeux français


Le Conseil d’Analyse Stratégique admet que « ce n’est pas une solution sur laquelle la France peut raisonnablement compter pour diminuer significativement ses émissions de gaz carbonique » 1.

Et pourtant, 2 expérimentations pilotes sont prévues prochainement dans des zones urbanisées en Seine-et-Marne (Claye-souilly) et dans les Pyrénées-Atlantiques (Rousse).

Ces essais doivent permettre aux industriels concernés, de valider la filière, et de se positionner sur les marchés à venir.

 

2°) Opposition croissante


Tandis que de grandes associations environnementales contestent l’opportunité même de cette technologie 2, l’opposition des riverains concernés se muscle avec l’approche des essais. Ces derniers dénoncent le bien-fondé du choix des sites, refusant le rôle de cobaye, et pointent l’absence de débat public préalable. 34

 

3°) Absence de véritable concertation


Cette nouvelle technologie, imposée aux populations, sans véritable concertation, illustre ce que Romain Felli appelle « l’écologie par en haut » 5 :

« Cette orientation se caractérise notamment par une tendance à présenter les solutions sélectionnées comme les seules possibles et à nier la possibilité d’un choix politique sauf à vouloir courir à la catastrophe...

La marque de cet accent mis sur le savoir se trouve dans l’utilisation incessante d’injonctions.

De cette pensée du savoir découle un impératif technologique : il est possible de mettre en œuvre des solutions techniques ou technologiques au défi écologique. »

Les mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre peuvent-elles déterminées par des experts, fussent-ils membres du GIEC ?

 

Un débat public sur l’opportunité de l’enfouissement des déchets de CO2, et de l’expérimentation française, s’impose.

 

D.DELESTRE

 

  • Perspectives énergétiques de la France à l’horizon 2020-2050. 25 septembre 2007. Centre d’analyse Stratégique

 

  • Les deux âmes de l’écologie. Une critique du développement durable. Romain Felli. L’Harmattan. Juillet 2008.

              Article paru sur le site :http://yonne.lautre.net/article.php3?id_article=2905

 

 


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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 10:33

Vendredi 3 octobre 2008


Le Maire présente le sujet du débat. Il demande au Conseil Municipal de se prononcer par un vote.

Interventions de :

 

1 - René Lahillonne évoque les nombreuses réunions par Total tenues à Pau, Mourenx, Jurançon depuis 2007 : c’est toujours le même discours, la même démarche avec une énorme publicité.

Il dénonce la façon de faire de Total.

Il avait demandé l’organisation d’une CLIS «ce qui est la moindre des choses»

Il dénonce le code minier appliqué dans ce projet à Rousse 1 et qui protège Total : pas de suivi imposé, pas de responsabilité. Total partira ou disparaîtra, donc aucun recours pour les Jurançonnais dont l’opposition à ce projet est «primordiale».

Il demande un Débat National

Total maîtrise le côté technique, sans doute, mais ignore le côté humain et environnemental.

Il demande au Maire de se prononcer clairement. Il donne un avis défavorable au projet.

 

2 - Louis Lucchini trouve que Total s’inquiète, ce qui est nouveau.

Il se dit choqué par le manque d’engagement de Total, et critique le code minier qui couvre ce projet. Le risque 0 n’existant pas, las Jurançonnais redoutent un danger. Son avis dépend de la promesse de Total «d’authentifier toutes les mesures».

En l’absence de garantie, il ne prend pas de décision et ne participe pas au vote.

 

3 - Le Maire approuve ce que dit René Lahillonne.

L’association CJE a permis d’obtenir des informations.

Il rappelle sa réserve profonde au projet et dénonce l’arrogance de Total.

Il veut «acter fort» pour l’avenir, son souci étant la préservation des gens et de l’environnement. Il va soumettre un texte au vote du Conseil Municipal.

 

4 - Jean-Marc Grussaute rejoint René Lahillonne sur sa réserve face à l’absence d’évaluation sérieuse des risques par Total. Il se déclare défavorable au projet.

 

5 - Le Maire lit le texte proposé au vote et qui traduit sa «forte inquiétude pour l’avenir».

 

6 - René Lahillonne reproche au Maire de laisser faire Total et de se contenter de surveiller les travaux.

Ci-dessous texte voté le 22/09/2008

Il n’échappera pas à l’assemblée municipale :

  • que l’intérêt et les enjeux scientifiques et technologiques du projet de mise en place de ce premier site pilote à Lacq/Rousse pour la démonstration de la technologie captage et stockage du CO2, seront bien sûr considérables,
  • que cette technologie pourrait devenir un avantage compétitif et avoir donc un impact industriel pour la région de Pau-Lacq et pour l’Aquitaine en général,
  • que le captage et le stockage de CO2 est une des mesures jugées par la communauté scientifique comme indispensables, en complément de l’utilisation conjointe d’autres mesures complémentaires : énergies renouvelables, efficience énergétique etc … pour atteindre les objectifs ambitieux de réduction des émissions des gaz à effet de serre, voire de cessation des émissions,
  • que la lutte contre le changement climatique et la maîtrise des émissions des gaz à effet de serre est aujourd’hui une des priorités majeures de la communauté internationale.

Conscient donc de l’importance des retombées socio-économiques et scientifiques à long terme de cette expérience technologique, le Conseil Municipal par 20 voix pour, 5 absentions et 2 voix contre :

  • acte pour l’avenir, les réserves formulées à l’unanimité des voix par l’assemblée municipale le 8 juillet 2008 ,
  • s’implique avec intérêt dans les travaux de la CLIS relative à ce projet, commission créée par arrêté préfectoral du 30 avril 2008,
  • demande au groupe Total :

- un engagement fort, complet et responsable quant à la maîtrise des risques pour la protection des populations : un plan spécifique de sécurité avec des mesures de protection pour les populations et un plan d’intervention et d’alerte devront être élaborés en conformité avec les législations nationale et européenne applicables,

- de prendre en compte l’impact global du projet sur l’environnement de la Commune.

Vote à main levée : 20 voix pour, 5 abstentions et 2 voix contre

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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 10:30

Jeudi 9 octobre 2008


Le Maire de Jurançon, Mr Bernos, souhaite la bienvenue à tous les participants et présente les caractéristiques de sa ville.

 

Mr Miqueu, Président de la CLIS présente les participants et annonce l’ordre du jour. Il présente plus particulièrement 3 invités :

  • 1 représentant de l’ADEME
  • 1 représentant de l’IFP (Institut Français du Pétrole)
  • 1 représentant de l’institut physique du globe

La DRIRE répond à une question sur le financement du projet-pilote de Rousse 1 : la DRIRE laisse entendre qu’il y a un financement de l’ANR et de la Région. Elle prépare un questionnaire destiné aux riverains.

 

Henri Pépin : il présente son évaluation du dossier TOTAL et BRGM réalisée à la demande de l’association CJE.

Marie-Laure Lambert (Sepanso) intervient sur le côté juridique

Mr Miqueu prend acte et demande à TOTAL de répondre aux questions :

  • Pourquoi l’INERIS n’a pas été pris pour la contre-expertise ?
  • Où en est la recherche (et son financement) des énergies renouvelables ?

Réponse de Total

 

Contre-expertise :

 

Pour Total, le problème est dans l’injection : le BRGM semble plus pertinent que l’INERIS pour la contre-expertise. L’INERIS travaille aussi avec TOTAL sur d’autres procédés.

 

Le dossier de TOTAL n’a pas vocation à répondre à toutes les questions techniques mais seulement à répondre aux questions du public. Pour cette raison, les canalisations ne seront étudiées que plus tard !!!

 

Sur demande de ML Lambert, Mr Miqueu promet que les documents du BRGM seront remis aux membres de la CLIS avant la prochaine réunion. L’ADEME fera des recherches sur les connaissances en solaire et photovoltaïque La mutualisation des connaissances sera traitée par total à la prochaine CLIS. L’efficacité énergétique de l’oxycombustion sera traitée à la prochaine réunion.

 

Paulette Loustalet :

Qu’en est-il des puits Rousse 2 et Rousse 3 ?

 

Réponse de Total :

Rousse 3 est actuellement en exploitation de gaz naturel sur un réservoir indépendant de Rousse 1

Rousse 2 : a été exploré sans résultats, hors du gisement Rousse 1 mais on ne sait pas jusqu’où va le forage, quel est l’équipement, on va se renseigner !!!

 

Après l’injection, Rousse 1 sera fermé par un bloc de ciment, en haut ? en bas ?, sachant que le ciment ne résiste pas à long terme au CO2 : pas de réponse mais un simple « on n’en est pas là … ».

Les contrats avec les propriétaires terriens se terminent en 2017. Après le désengagement de Total en 2013, et après 2017, qui paiera les servitudes aux propriétaires ?

 

Réponse Total : Total ne sera pas «dédouanné de ses obligations» après 2017 mais on ne sait pas, le sujet n’a pas été documenté !

Mr Soudar : dénonce les nombreux puits de Laroin qui semblent abandonnés. Où en est le suivi ?

Mr Miqueu :

Selon le code minier, l’Etat devrait endosser les obligations de Total après son désengagement mais comme l’Etat a tendance à déléguer aux collectivités dans les pires conditions (les budgets ne suivent pas), on peut tout craindre !!!

 

Mr Bernos approuve.

 

Total assure que les conditions de sécurité sont maîtrisées.

 

Mr Bernos conteste que tout se passe bien, toujours.

Mr Miqueu se range à cet avis, mais quand on injectera le CO2, «le Préfet veillera» à ce que la sécurité soit assurée !!!

Calendrier des travaux :

 

Début des travaux à Rousse 1 : du 15 janvier 2009 au 15 février 2009 (forage).

 

Travaux préparatoires actuels : l’eau nécessaire est stockée, il n’y aura pas d’autre consommation d’eau sur le projet-pilote. Démolition de certains éléments.

6 puits microsismiques sont déjà installés autour du puits. Des mesures des gaz du sol ont été faites chez certains riverains.

Le permis de construire a été déposé à l’instruction.

L’injection du CO2 est la partie «la plus complexe», pas forcément «la plus risquée» !!!

Les 2 canalisations de H2S et CO2 seront mises «hors risques» en 2013 à la fin de l’exploitation.

 

Le long terme sera étudié après le pilote car c’est lui qui indiquera ce qu’il faudra faire.

Le flou continue !!!

 

 


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  • : Association de défense de l'environnement contre l'enfouissement de CO2. (Co2 Jurançon)

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